La  ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire, Pauline Zouré, représentant le ministre de l’Economie, des finances et du développement, a procédé  à la publication officielle du Rapport sur la coopération au développement (RCD) 2019. C’était au cours d’une cérémonie organisée à cet effet, le vendredi 25 septembre 2020 à Ouagadougou par la Direction générale de la Coopération (DGCOOP).

 

Elaboré chaque année par la Direction générale de la coopération (DGCOOP) en collaboration avec les partenaires techniques et financiers et les organisations non gouvernementales qui interviennent au Burkina Faso. Ce rapport synthétise et analyse l’ensemble de l’aide publique au développement fournie au Burkina Faso au cours d’une année calendaire. Le thème retenu pour ce rapport 2019 est : « Défis sécuritaire et coopération au développement au Burkina Faso ».

 

Il ressort du RCD 2019 présentée aux participants par Monsieur Jean Marie Kebré, Directeur de la Coordination de l’efficacité de l’aide publique au développement (DCE/APD) que le volume de l’aide publique au développement (APD) effectivement décaissé par les Partenaires techniques et financiers (PTF) pour soutenir l’effort de développement du Burkina Faso s’est situé à 1549 millions dollars US soit environ 907 milliards de FCFA en 2019. Par rapport à son niveau de 2018, l’APD est en hausse de 4%.

 

Selon M. Jean Marie Kebré, l’aide provient essentiellement de trois sources de financement ; « le volume le plus important de l’APD provient des partenaires multilatéraux avec un montant de 64,5%. Ils sont suivis des partenaires bilatéraux avec un apport de 30% et des ONG pour une contribution de 4,9% », a-t-il déclaré.

 

En ce qui concerne la répartition de l’APD par secteur, les cinq premiers secteurs ont absorbé près de 994 millions de dollars US, soit 64,2% de l’aide totale. Il s’agit des secteurs de planification à savoir : le secteur « Environnement, eau et assainissement », le secteur « Santé », le secteur « Production agro-sylvo-pastoral », le secteur « Travail, emploi et protection sociale » et le secteur « Education et formation ».

 

En lien avec le thème traité, le rapport recommande l’établissement d’un nouveau mode opératoire pour la coopération au développement dans un contexte d’insécurité. Il s’agit entre autres de : faire de la sécurité et de la paix le levier principal pour relancer la vie sociale et économique dans les zones fortement affectées ; travailler désormais en considérant l’insécurité non pas seulement comme un risque, mais comme une réalité surtout dans la formulation et la mise en œuvre des projets et programmes de développement ; réhabiliter les valeurs sociétales par tous les moyens (éducation civique, sensibilisation de la population) et promouvoir la réconciliation nationale et le vivre-ensemble à travers des actions de cohésion sociale et de dialogue social.

 

Selon la ministre délégué, Pauline Zouré, « le rapport a été élaboré dans un contexte particulièrement difficile marqué par la pandémie de la covid-19 qui a nécessité une accommodation des méthodes de travail ».

 

C’est pourquoi dans son discours, elle a reconnu et  salué la résilience de l’équipe technique et la collaboration exemplaire de tous les acteurs, « qui ont déployé des efforts exceptionnels pour fournir des données nécessaires à l’élaboration du rapport mais aussi au processus de sa validation ». 

 

 

Service de communication de la DGCOOP